Google contourne l’article 15 de la directive du 17 avril 2019

Un nouvel épisode dans le feuilleton qui oppose les GAFA à l’Union Européenne est paru récemment. Dans cet épisode Google choisit de contourner la directive du 17 avril 2019 sur les droits voisins.

Petite rétrospective…

En avril 2002,  la société américaine lance son service Google News. Ce service, comme un nombre important parmi ceux proposés par le géant de l’internet, est gratuit.  Contrairement aux éditeurs de presse et publications classiques, Google n’a pas de rédaction en chef.

Afin que les informations de leurs publications soit diffusées , les éditeurs de presse doivent faire la demande préalable à Google.  Les sources sélectionnées par les auteurs doivent être déclarées éligibles par le géant américain du numérique. Le robot de Google se chargera, ensuite, de consulter les sources plusieurs fois par jour tout en vérifiant que l’information collectée corresponde à une actualité récente.

Les contenus diffusés par Google génèrent des revenus publicitaires par le biais de son système Google Ads (anciennement Adwords).

Toutefois, le procédé de Google semble fonctionner en marge des réglementations européennes sur le droit d’auteur.

Par cette méthode, Google reproduit partiellement les articles en reprenant et en diffusant des extraits sans en demander l’autorisation aux éditeurs de presse et cela dans un but purement lucratif. En 2018, une association professionnelle de la presse américaine a estimé que google news avait généré 4,7 milliards de dollars sans en reverser une partie équitable aux éditeurs de presse.

Pour pallier à cet écart entre les revenus perçus par Google grâce à sa rubrique actualité et ceux perçus par les éditeurs de presse, la directive sur droit voisins ( https://eur-lex.europa.eu/legal-content/FR/TXT/?uri=celex:32019L0790 ) a été adoptée par l’Union Européenne le 17 avril 2019. Ce texte a pour objectif principal de permettre aux créateurs de contenus de recevoir une plus grande partie des revenus générés par la diffusion de leur production et œuvres sur internet. Ce texte contraint les moteurs de recherche (dont Google) à verser une rémunération aux éditeurs de presse dont elles utilisent le contenu sous forme d’extrait.

Certains pays voyant cette directive comme une réussite l’ont rapidement transposé. C’est le cas de la France où l’article 15 de la directive est entrée en vigueur le 24 octobre dernier.

On aurait pu y entrevoir, une victoire de l’Union Européenne pour les éditeurs de presse mais que nenni !

Le 25 septembre 2019, afin de ne pas se voir appliquer les sanctions de la directive, Google a fait une annonce indiquant son choix de ne plus publier les extraits d’articles mais uniquement les titres d’articles. Ce faisant Google n’aura pas à verser de rémunération aux éditeurs de presse. Google ajoute que ces derniers pourront s’ils le souhaitent et à condition d’en faire la demande choisir l’ancien mode de diffusion de l’actualités. Mais les éditeurs de presse devront alors renoncer à toute forme de rémunération.

Par cette annonce, met les éditeurs de presse dans une position inconfortable qui doivent soit faire face à une réduction de leur trafic soit renoncer à toute forme de rémunération de la part de Google.

Cette annonce inquiétante est très révélatrice de la situation de dépendance économique dans laquelle se trouve les éditeurs de presse par rapport à Google. Elle semble également démontrer les lacunes des institutions européennes à légiférer de manière efficace en matière de nouvelles technologies.

from Économie numérique https://ift.tt/36FweYg
via IFTTT

E-commerce en Afrique : le Mobile Banking pour booster le secteur

Depuis quelques temps l’Afrique connait une croissance intéressante dans le secteur du E-commerce malgré les difficultés liées aux moyens de paiement. En réalité, selon le Global Findex, le taux de bancarisation reste très faible sur le continent. En Afrique de l’ouest par exemple il avoisine les 15%, dans le centre de l’Afrique il est encore plus bas avec seulement 7%. Dans un contexte de faible bancarisation, le Mobile Banking constitue aujourd’hui une solution alternative pour les e-commerçants afin d’accroître leurs chiffres d’affaires.

Qu’est-ce que le Mobile Banking ?

Lancé pour la première fois au Kenya en 2007 par l’opérateur Safaricom (filiale du groupe britannique de télécommunication Vodafone), le mobile Banking ou le mobile money ou encore l’argent mobile est un compte bancaire électronique couplé au numéro de téléphone. Il permet à son détenteur d’effectuer presque toutes les opérations financières qu’offre une banque, du transfert d’argent au paiement de factures ou des courses en ligne.

Quels sont les opérateurs offrant ce service ?

Aujourd’hui, nombreux sont les opérateurs téléphoniques qui offrent le service mobile money après l’opérateur Safaricom. Et parmi eux nous pouvons citer :  Orange, MTN, Airtel, Emirati Etisalat, Tigo, Moov et plusieurs autres opérateurs nationaux et internationaux.

Facteur de croissance du Mobile Banking

La téléphonie mobile a connu une véritable percée sur le continent ces 14 dernières années passant de moins de 10% en 2002 à plus de 50% aujourd’hui dû à leurs faible prix. Une croissance qui dépasse toutes les prévisions initiales. Cette croissance entraîne une inclusion des services financiers et particulièrement le mobile Banking. En 2017, le nombre d’usagers de services bancaires mobiles en Afrique de l’ouest était évalué à près de 104,5 millions de comptes de mobile money. Environ 12% des adultes détiendraient, en Afrique subsaharienne, un compte bancaire mobile qui n’est relié à aucun compte bancaire classique.

Le Mobile Banking dans le E-commerce en Afrique

À l’horizon 2025 le nombre d’acheteurs e-commerce Afrique connaîtra une croissance importante. Plus de 600 millions d’utilisateurs actifs dû au taux de pénétration important d’internet et grâce au téléphone portable. En effet, en plus des services financiers certaines solutions mobile Banking permettent d’effectuer des achats en ligne à l’aide d’une carte prépayée. Une solution qui permet de pallier aux problèmes de paiement en ligne sur un site e-commerce qui était uniquement accessible aux personnes disposant d’une carte bancaire. Désormais, les e-commerçants devront s’adapter au marché en offrant à tous les Africains une possibilité d’avoir accès à leurs services en explorant tous les moyens de paiement.

Pour aller plus loin : 

https://www.jeuneafrique.com/mag/589451/economie/le-mobile-money-en-chiffres/

https://blog.senmarketing.net/e-commerce/ecommerce-afrique-le-dynamisme-du-mobile-banking/

https://www.lejecos.com/Le-role-du-mobile-banking-dans-l-e-commerce-en-Afrique_a6764.html

https://www.alwihdainfo.com/Le-role-du-mobile-banking-dans-l-e-commerce-en-Afrique_a26216.html

from Économie numérique https://ift.tt/36zr001
via IFTTT

Do you think e-scooters are eco-friendly? They’re not.

At first glance, we think e-scooters are earth-friendly and potentially carbon-free. But a new study from the North Carolina State University found that traveling by e-scooter produces more greenhouse gas emissions per mile than traveling by bus, bicycle, moped or on foot.

At first glance a good idea for the earth

E-scooters themselves are not particularly environmentally unfriendly. In fact, they don’t emit greenhouse gases. Also, they can reduce road traffic, particularly for trips under 5 kilometers between home and work (70 percent of car traffic in France). And because people can leave it anywhere in the street, they don’t turn around to find a parking space.

 

The real uses of e-scooters that don’t reduce the environmental footprint

In reality, half of e-scooters usages is recreational, based on a survey from the French governmental agency for energy efficiency. That survey reveals that more than 40% of usages was by out-of-town visitors. And only 19% to go to work or school. Without e-scooters, people admit that they would have walked, biked or used public transport. Anyway, they wouldn’t use cars. Thus, e-scooters don’t reduce that much car traffic.

 

An unsuspected bad environmental impact

Because of the material

The North Carolina State University search calculated that materials and manufacturing represent half of the e-scooter’s global warming impact. Also, these numbers are increased because of the short life span of e-scooters. Depending on the study, it varies from 28 days to three months.

The biggest issue is the battery. The lithium poses an environmental risk related to its extraction and its recycling.

Because of the fleet management

At the end of each day, e-scooters are collected by the company’s chargers. They are individual citizens (with an ‘auto-entrepreneur’ status) who collect, power and redistribute e-scooters to hubs in the streets each morning. But the problem is that chargers use cars for these missions. Moreover, e-scooters are parked anywhere, that-is-to-say that chargers have to drive long distances to collect them one by one.

 

To read more : https://phys.org/news/2019-07-electric-scooters-eco-friendly.html

https://www.theguardian.com/technology/2019/aug/02/electric-scooter-eco-friendly-greenhouse-gases

from Économie numérique https://ift.tt/2t9JpSA
via IFTTT

Comment la technologie a transformé l’industrie du voyage

‘The digital revolution has impacted almost everything in the world as we know it.’ James McClure de Airbnb.

À l’ère numérique, nous sommes devenus une génération de voyageurs indépendants (DIY= do-it-yourself) qui planifient, gèrent et réservent en ligne. Pour les agents de voyages, l’essor du numérique a gravement perturbé le secteur.

Alors que l’Internet a tué de nombreuses agences de voyages, les autres ont été obligés de s’adapter à un marché en mutation et ont adopté Internet en introduisant les réservations en ligne.

Airbnb est l’un des plus gros perturbateurs du secteur du voyage, ce qui a favorisé le lancement d’autres entreprises similaires en ligne, telles que One Fine Stay. Grâce à la montée en puissance de telles sociétés en économie de partage, nous sommes plus susceptibles de réserver une chambre dans la maison d’un étranger.

La technologie a également ouvert de nouvelles perspectives aux petites entreprises du secteur des voyages, permettant ainsi aux consommateurs du monde entier de consulter des sites de critiques en ligne, des médias sociaux et leurs propres sites Web.

5 façons dont la technologie change l’industrie du voyage :

  1. Block Chain:

La Blockchain est l’une des technologies les plus récentes apparues au cours de la dernière décennie. Bien que l’utilisation d’AirBnB ou de Booking.com soit sans aucun doute, simple, les utilisateurs ne sont pas informés qu’ils paient beaucoup pour le traitement des cartes de crédit et les autres logiciels intégrés à ces sites. En conséquence, en échange d’une expérience de réservation simple et d’un portail pour ces hôteliers, AirBnB facture une prime énorme. Les plates-formes Blockchain évitent les coûts liés au traitement, à la réservation et à la gestion des paiements en hébergeant leur marché hôtelier sur blockchain.

  1. La bataille des sites d’examen :

Les sites qui recueillent les avis d’utilisateurs et les utilisent pour commercialiser des hôtels et des destinations de vacances ont dominé le secteur ces dernières années, mais ils perdent leur revenu. Dans un contexte de concurrence serrée, de propositions de valeur stagnantes et de prix plus élevés pour les espaces publicitaires, TripAdvisor et des entreprises similaires ont déçu les investisseurs et les voyageurs. TripAdvisor souffre en particulier de plusieurs accusations selon lesquelles il a supprimé les avis négatifs d’entreprises sur sa page.

  1. L’intelligence artificielle (AI) :

La planification de voyage convient bien aux outils d’intelligence artificielle, qui peuvent recueillir des informations via l’exploration de data et les utiliser pour suggérer des vols, des salles ou des expériences pertinentes aux personnes. Les outils d’intelligence artificielle offrant des options de tarification dynamiques vont également jouer un rôle plus important dans l’industrie au cours des prochaines années. Un exemple simple de cette idée est la façon dont on peut visualiser les prix en train de changer, en fonction des dates auxquelles ils choisissent de voler. Pour les entreprises, les outils de tarification d’IA peuvent ajuster de manière autonome les prix des vols ou des chambres en fonction de la demande, de la météo et d’autres facteurs.

  1. Les entreprises deviennent personnelles:

Bien que la technologie soit présentée peu amicale, elle peut être utilisée pour resserrer les relations et la communication entre les entreprises et leurs clients. KLM et Expedia utilisent déjà leur conversation en ligne, leurs questions et font des suggestions tenant compte du contexte.

  1. Obtenir une vue à 360 °:

La réalité virtuelle et la blockchain sont les technologies les plus récentes qui cherchent à avoir un impact sur les voyages. Le premier est cependant très différent du dernier et apporte plus d’utilité expérientielle à l’industrie. Avec un casque de réalité virtuelle, vous pouvez explorer le local qu’ils envisagent de visiter et en voir une réplication virtuelle avec leurs propres yeux avant d’acheter un billet. C’est ce que l’on appelle le « Virtual Reality Tourism », une tendance qui devrait être un créneau en croissance dans le secteur des voyages.

from Économie numérique https://ift.tt/2Ph9ckx
via IFTTT

Biotech et Medtech : où en est la France ?

Le 18 septembre dernier, moment de malaise pour les acteurs de la Biotech et Medtech à l’annonce des 40 startups « les plus prometteuses » (classement Next40) sélectionnées par le gouvernement. Seules 2 entreprises en lien avec la santé ont été retenues.

Un écosystème ultra dynamique et performant

La France ne compte pas moins de 600 entreprises de Health Tech selon le bureau français du Boston Consulting Group (BCG). Le cabinet de conseil en stratégie annonce également pour ce secteur un chiffre d’affaires de 40 milliards d’euros et 130 000 emplois en plus d’ici 2030.

Coté classement, les centres de recherches INSERM et AP-HP sont placés respectivement à la 2nd et 8e place mondiale par le SCImago Journal & Country Rank.

Selon Business France, le pays est au 2nd rang européen en matière de produit de biotechnologie en développement.

Enfin avec 21,8 milliards d’euros de capitalisation boursière pour les Biotech, Paris Euronext est la 2nd place de marché au monde et 1ère en Europe.

La « start-up nation », un leader en devenir

 Le BCG tire, de ses chiffres plus que rassurant, une conclusion limpide avec son étude « Faire de la France un leader mondial de la santé ».

Parmi les points forts, 3 sont à souligner :

  • L’excellence de la recherche publique dans les technologies de santé (1 entreprise française de santé sur 2 est issue de la poursuite de travaux académiques)
  • Des dispositifs fiscaux attractifs (statut de la Jeune Entreprise Innovante et le Crédit Impôt Recherche)
  • Un capital-risque en forte croissance (hausse de 40 % entre 2015 et 2017)

La lourdeur administrative et réglementaire viennent ternir le tableau. Les freins en matière de transfert technologique contribuent aussi aux faiblesses constatées par les diverses études. Sur le financement, 52% des entreprises de santé sont en besoins et/ou ont des difficultés à lever des fonds.

Des performances insuffisantes pour capter l’attention du gouvernement

Malgré l’ambition affichée du gouvernement de vouloir faire de la France un leader en matière de santé, la multitude d’acteurs sur le marché ne bénéficieront donc pas des 5 milliards d’euros accordés aux entreprises du Next40 et ce malgré un besoin crucial d’investissement.

La représentation imagée de ce secteur y est peut-être pour quelque chose.

La santé a longtemps été reléguée à la recherche de laboratoire et universitaire, ce qui explique à la fois son excellence et son désintéressement. Le Next40 comporte ainsi quasi exclusivement des startups du numérique qui sont les prochaines « licornes », souhaité par le gouvernement.

Philippe Tibi (professeur de finance à l’École Polytechnique) dans son rapport publié le 19 juillet 2019  « Financer la quatrième révolution industrielle » réalisait l’écosystème des licornes dans le monde : la France en compte seulement 5 sur 372. Ainsi selon Michel Nizon, analyste de startups, « l’État s’exerce à élever des licornes » au travers de l’indice Next40 pour rattraper son retard.

Si pour le chef de l’État, « il faut qu’en 2025, on ait au moins 25 licornes », les acteurs de la santé ne semblent pas faire parti du projet car sous représentés, malgré le dynamisme du secteur.

Next40 : https://www.economie.gouv.fr/next40

Étude du Boston Consulting Group : http://www.france-biotech.fr/wp-content/uploads/2017/03/FrenchHealthTech.pdf

from Économie numérique https://ift.tt/35eFrpT
via IFTTT

The best ways to fight against Malware

Since the appearance of the first malware in the 1970s, hundreds of thousands of attacks have taken place around the world. Initially, malware is created by individuals to prove their skills or denounce security breaches. But nowadays, these programs are created with financial goals.

What is Malware?

Malware (abbreviation for « malicious software ») is a term that describes all kinds of destructive software that can cause significant damage to data, computer systems, or access to an unauthorized network. It is basically code developed by cyberattackers in the purpose of harming businesses or individuals. The common forms of malware include :

Viruses

A virus is a type of malware designed to collect, delete, or modify personal information on a computer before replicating and affecting other computer systems. Viruses can be difficult to eliminate and can destroy entire computer systems.

Worms

A worm is a malware that can be quickly copied and propagated on any device on the network. It infects the device using a downloaded file or network connection, then spreads exponentially. A worm can severely disrupt the operation of a device and cause data loss.

Ransomware

Ransomware is a type of malware that threatens to publish or block access to the victim’s data and is accompanied by a request for a « ransom » for it to be unlocked. Ransomware usually spreads via junk-mail or from an infected website to your computer. Individuals, governments and businesses have been victims of ransomware : Locky in February 2016, WannaCry in May 2017 and Notpetya in June 2017.

Trojan horse

The Trojan horse is a malicious program. Once downloaded, the Trojan horse can access sensitive data and then modify, block or delete it. This could seriously damage the performance of a device. Unlike viruses and current worms, Trojan viruses are not designed to replicate.

What are the dangers of malware ?

Some malware is more dangerous than others, but it is mostly designed to benefit their authors. It is used to steal confidential data such as user identity, passwords, bank details, etc.

How does malware spread?

Malware can spread in different ways and cause a device to be infected. It is often sent via email, a malicious URL link, illegal downloads, an infected USB stick, etc.

How to protect against malware?

Unfortunately, there is no way to protect yourself 100% against malware, but there are several ways to reduce the risk of infection.

Firstly, it is now essential to install an antivirus software and a firewall on your computers. The antivirus must be updated regularly. You can also use a Virtual Private Network (VPN) to encrypt all communications on your computer and protect yourself from hackers, especially when using a public Wi-Fi network.

Many attacks use messaging and social engineering techniques to get employees to download malware or to disclose usernames and passwords. As a result, companies are strongly advised to train their employees so that they can identify attacks and defend themselves. Prevention is one of the best ways to protect yourself from attacks. Here are some good practices to set up : do not open files from unreliable sources; download files only from publisher sites as these are the only reliable sources; back up your valuable data in multiple versions on external media; keep your software up-to-date; never open an attachment or a fraudulent place in a phishing email; never reply to e-mails requesting personal and confidential information; use complicated passwords that cannot be guessed and do not save them. If you are the victim of a ransomware cyberattack, never pay the ransom and immediately disconnect compromised equipment from the network.

 

For further information :

from Économie numérique https://ift.tt/2rDaME8
via IFTTT

Big Data et santé : vers une médecine préventive

Pour Olli Carpen, la médecine doit être préventive, prédictive, personnalisée et participative. Grâce à ce que l’on appelle les banques de données biologiques. Cette nouvelle médecine doit pouvoir relever de nouveaux défis techniques et humains et respecter certaines valeurs éthiques quant à la protection des données.

L’importance du Big Data pour le futur de la médecine

La notion de Big Data en matière de santé représente l’idée d’arriver à une banque de données biologiques. Tout cela favorisé par les objets connectés ( appareils de fréquences cardiaques, de pression artériel ) et les géants du web, les GAFA. Ces nouveaux outils et ces nouvelles technologies sont capables d’analyser et de recueillir les données pertinentes. Imaginez-vous repérer certaines pathologies comme l’Alzheimer ou le virus Ebola avant même qu’elles ne se développent. C’est le défi actuel et des années à venir grâce au Big Data, l’Intelligence artificielle et à l’usage des données.

Le Big Data devient une technologie vitale pour une communication et une transmission de la donnée renforçant la coordination entre les professionnels de santé et les patients. Résultat, une meilleure prise en charge des patients, une mise en commun des savoirs et un travail de recherche facilité pour détecter des maladies ou les soigner directement dès leur apparition. L’idée est de mettre en place des gigantesques banques de données biologiques où les chercheurs pourront émettre des hypothèses, faire des recherches afin de cibler certaines thérapies et en faire des dépistages précoces. Le Big Data en matière de santé ouvre de nombreuses portes aux acteurs de la santé. En France ce sont par exemple l’assurance maladie ou encore le système d’information interrégime (Sniiram) qui possèdent les informations, les données en matière de santé. Le Big Data est déjà utilisé avec par exemple le dossier médical partagé (DMP) ou la transmission d’informations entre différents praticiens.

La médecine personnalisée utilisant l’IA et le Big Data permet aujourd’hui de comprendre certaines pathologies et ainsi proposer la prise en charge adéquate. Le Big Data ou la base de données en médecine permet de confronter les données des patients « malades » et les patients « sains ». l’objectif étant de déterminer la signature d’une maladie et d’identifier de nouvelles pistes. Cela peut aussi aider directement les médecins en regroupant des analyses de patients et leurs réactions face aux différents traitements. Des algorithmes qui assistent les médecins dans leur prise de décision finale concernant les diagnostics et les soins qui seront de plus en plus précis et rapides.

La médecine préventive doit assurer la protection des données personnelles

Le règlement général sur la protection des données (RGPD) est entré en application le 25 mai 2018 et la médecine n’est pas épargnée. Les médecins sont amenés à recevoir ou émettre des informations dans « le dossier patient ». Celui-ci comprend l’âge, le sexe, nom, adresse, et toutes les informations concernant les pathologies et les soins du patient. Il est donc nécessaire de pouvoir assurer la protection des données, d’autant plus que la médecine doit préserver le principe du secret professionnel. Il faut garantir une confidentialité, une anonymisation des données personnelles et éviter l’échange des données à des fins commerciales.

Chaque personne doit ainsi s’interroger sur les risques que représentent la transmission de ses données personnelles. Il n’est pas sans rappeler l’expression du professeur André Grimaldi :

« Quand c’est gratuit, c’est vous le produit ».

 

Alain ONG

from Économie numérique https://ift.tt/2RQ3IPv
via IFTTT